THE REFUGE

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 Les nouveaux projets d'Herlock (qu'il finira jamais comme d'hab')

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Herlock san
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MessageSujet: Les nouveaux projets d'Herlock (qu'il finira jamais comme d'hab')   Sam 16 Juin 2012, 13:21

Bon comme j'ai pas assez de temps ou de motivation pour continuer les aventures des refugiens, j'ai commencé un nouveau projet plus modeste. Et pour faire des économies de place, je mettrais ici tous mes petits projets d'écriture commencés ou pas que vous pourrez commenter directement ou pas.

Le Paladin Vampire et le Champion de Méridia

C'est une fanfiction sur Oblivion (le 4° jeux de la série des Elder Scrolls : Arena, Daggerfall, Morrowinds, Oblivion, Skyrim). Vu que je vous rabats les oreilles avec ces jeux, vous en avez forcément entendu parlé... Bon comme toute fanfiction, ça parlera surtout aux fans de la série, mais j'ai fait en sorte que ça reste accessible aux béotiens. Un chapitre et demi sur 4 (ou 5) est déjà écrit. Si demain j'arrive à finir le second, vous pourrez alors (ne pas) lire ça lundi.

L'univers : pour les non familiers des Elder Scrolls, c'est un monde médieval fantastique assez classique mais qui se distingue néanmoins du style Donjon et Dragons / Seigneur des Anneaux par un charme particulier. Avec 5 jeux ou le joueur a une totale liberté, plus un roman, c'est un univers déjà très développé et rire d'une longue histoire.

Mon histoire : après 2 faux départs, je me suis finalement fixé sur l'histoire de 2 personnages confrontés à divers aspects du monde des ombres : voleurs, assassins, vampire et mort-vivants à gogo, racontée par un pseudo historien-conteur. J'ai beaucoup hésité sur le style : auto-biographie, journal intime, légende, historique... au final c'est un peu un mélange de tout ça, mais je ne suis pas encore bien sûr... L'histoire fait très jeu vidéo à dessein étant donné ma source d'inspiration.

Pour les joueurs d'Oblivion, le premier chapitre résume les quêtes de la guilde des voleurs et de la confrérie noire (assassins) qu'on peut faire dans le jeu, rien de très orignal donc, mais c'est nécessaire pour introduire le premier personnage principal, et cela pose les bases de l'univers pour ceux qui n'y connaissent rien. Les autres chapitres enclenchent sur ce qu'il est advenu de ce personnage après la fin du jeu Oblivion et bien avant la suite Skyrim (qui se déroule 200 ans plus tard).

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MessageSujet: Re: Les nouveaux projets d'Herlock (qu'il finira jamais comme d'hab')   Lun 18 Juin 2012, 00:49

Oblivion... Oblivion... on dirait le nom d'une marque de tampon! Shocked Non je déconne, je dis n'importe quoi... Je connais pas cet univers, ni ces jeux... ça me fait un peu peur parce que je suis pas un grand fan des univers médiévaux fantastiques. Mais si tu as pensé à ceux qui n'y connaissent rien, alors c'est bien! Smile
Ca serait même chouette si tu arrives à mettre ça d'ici lundi ou mardi... comme ça je peux l'imprimer et le lire pendant mes vacances, ça me ferait de la lecture vu que j'en cherchais. Eh oui, jeudi je me barre à Copenhague et je reviens pas avant le 1er juillet!

Tout ça me rappelle que j'avais écris un début de scénario quand j'avais rejoins une confrérie de dingos de Myst. On voulait créer un jeu dans l'univers de Myst et avions proposé chacun des scénarios mais le mien n'avait pas été retenu! embaras1

PS: je suis triste que tu aies pas la motiviation de continuer l'histoire des réfugiens! Je trouvais l'univers vraiment original et pis... j'attendais la suite moi! pleur


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MessageSujet: Re: Les nouveaux projets d'Herlock (qu'il finira jamais comme d'hab')   Lun 18 Juin 2012, 12:43

J'ai pas le temps de le continuer maintenant, mais je n'abandonne pas le projet. C'est un projet qui mérite qu'on prenne son temps pour le mener à bien Wink

Je te poste ça ce soir ou demain matin, mais bon ça te fera que 10-11pages à lire. J'ai pas beaucoup avancé hier, tu n'auras que le chapitre 1 et 2, mais la fin du chapitre 2 est une bonne coupure avant la suite.

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MessageSujet: Re: Les nouveaux projets d'Herlock (qu'il finira jamais comme d'hab')   Mar 19 Juin 2012, 11:24

Préface

Cet ouvrage résulte de la publication en 4E198 d’un manuscrit oublié découvert dans le compartiment secret d’un secrétaire acheté par un noble Bosmer lors d’une vente aux enchères en 4E182. L’auteur du manuscrit et ses motivations étant inconnus, le récit de cet ouvrage était considéré alors comme une pure fiction, bien que celui-ci comporte de nombreuses références historiques à la Troisième et à la Quatrième Ère. Son propriétaire plus intéressé par l’Histoire que par les histoires laissa manuscrit de côté même s’il fut troublé par ce récit. Cependant en 4E192 lors d’un voyage à Bravil, le noble Bosmer trouva une nouvelle fois par hasard un très intéressant journal chez un libraire. Ce journal corroborait une partie des faits inédits contés dans l’histoire qui suit et considérés jusqu’ici comme fictionnels. Le journal avait été trouvé dans les ruines de Bravil ravagé trois ans plus tôt. L’ouvrage était en bon état mais l’histoire qu’il racontait ne semblait avoir aucun sens, aussi fut-il donné au libraire local qui le garda comme objet de curiosité sans chercher à en savoir plus. Le noble Bosmer jugea ce journal authentique et commença à se demander si l’ensemble de l’histoire racontée dans le manuscrit qu’il avait trouvé neuf ans auparavant n’était pas empreinte de vérité. Très intrigué le noble fit des recherches pour vérifier les faits racontés dans le manuscrit. Six ans de recherches plus tard, le doute subsistait quant à l’authenticité de cette histoire, mais le noble Bosmer pensa avoir rassemblé suffisamment d’éléments pour prouver qu’au moins une partie de ce récit n’était pas qu’une simple fiction ou une légende. Mais ayant épuisé les pistes de recherches, le noble Bosmer décida de publier tel quel ce manuscrit pour le soumettre à d’autres érudits. Ses notes, ses commentaires et ses hypothèses sont publiés dans un ouvrage séparé "Commentaires sur Le Paladin Vampire et le Champion de Méridia : Mythe ou Réalité". Le noble Bosmer tenant à rester incognito pour sa propre sécurité, il ne peut mettre les documents qu’il a rassemblés à la disposition des érudits qui décideraient d’étudier cette histoire. Aussi sera-t-il demandé au lecteur de croire l’éditeur sur parole quant à la fidélité de cette édition au manuscrit original.


Titre du manuscrit :
Le Paladin Vampire et le Champion de Méridia


Prologue

À la fin de l’Ère Troisième, Tamriel connut de nombreux bouleversements, et comme souvent, ces temps troublés furent propices à l’apparition de nombreux héros. Tout le monde se souvient de Martin Septim, le dernier empereur de sa lignée, qui sacrifia sa vie pour repousser Mehrunes Dagon et son armée de Daedras et mit fin à la crise d’Oblivion. On se rappelle aussi du Champion de Cyrodiil, dit le Héros de Kvatch et le Sauveur de Bruma, qui aida grandement Martin Septim dans sa tache et referma de nombreuses portes d’Oblivion dans tout Cyrodiil. D’aucun prétend que son rôle aurait été bien plus important et on lui prête bien d’autres exploits encore. Bizarrement l’Histoire ne retînt ni son nom, ni son apparence, aussi peut-être qu’il n’y eut pas un Champion de Cyrodiil mais plusieurs héros. Mais tandis que ce ou ces héros œuvraient à la lumière, d’autres moins connus œuvraient dans les ombres. Voici l’histoire du Paladin Vampire et du Champion de Méridia, une lueur dans l’obscurité luttant contre les ombres.


Chapitre 1 – Une pièce a toujours deux faces

Alors que la vie des gens de Tamriel était bouleversée par la crise d’Oblivion, d’autres événements avaient lieu en marge dans l’univers secret des ombres de la nuit. Le monde des voleurs et des assassins fut lui aussi agité de remous à la fin de l’Ère Troisième. On entendit beaucoup parler du vol spectaculaire d’un Parchemin des Anciens à la Tour d’Or Blanc, le Palais Impérial. Ce vol fut attribué au légendaire Renard Gris, le supposé chef de la Guilde des Voleurs, mais il était tellement incroyable que les autorités impériales nièrent l’incident à l’époque et continuent de le nier aujourd’hui. Il faut dire que l’Empire avait d’autres chats à fouetter après l’assassina de l’empereur Uriel Septim VII et de ses fils. Des excécutions aussi audacieuces semblaient ne pouvoir être l’œuvre que des assassins de la terrible Confrérie Noire, encore puissante dans l’Empire à cette époque. Pourtant on sait aujourd’hui que la Confrérie Noire ne joua aucun rôle dans ce terrible événement. D’autres assassinas passés presque inaperçus eurent en revanche un impact beaucoup plus marquant pour la guilde des assassins. Mais revenons-en d’abord au mythique Renard Gris, quelques temps avant son vol le plus spectaculaire.

Le Renard Gris : durant des siècles son nom fut synonyme d’infamie pour la garde de la Cité Impériale qui toujours le traqua mais jamais ne put l’arrêter. Pour les riches marchands et les bourgeois il était un fléau, mais pour les pauvres il était un saint. Car le Renard Gris eut l’intelligence de redistribuer une partie des gains de la Guilde des Voleurs aux plus pauvres qui en retour protégeaient le Renard Gris et l’informaient. Le Renard Gris ne semblait pas seulement être intemporel, il semblait aussi être partout à la fois. On croyait voir sa patte derrière chaque vol dans tout Cyrodiil. Si bien que les historiens et érudits ont supposé que le Renard Gris était en fait plus un titre qu’une personne et que plusieurs voleurs se sont transmis ce nom au cours des âges. La réalité est en fait plus complexe et on sait maintenant que l’identité des Renard Gris ne pouvait être connue à cause d’une malédiction de Nocturne, Princesse Daedrique de la nuit vénérée par les voleurs, sur un artefact qui lui avait été dérobé par le premier Renard Gris. Je veux parler du légendaire Capuchon Gris de Nocturne. On ne sait pas avec précision quand ce vol eut lieu, mais on connaît maintenant l’identité du voleur et par conséquent celle du premier Renard Gris : Emer Dareloth. Ce nom ne nous est parvenu que grâce aux exploits du dernier Renard Gris de l’Ère Troisième qui permit à la Guilde des Voleurs de lever la malédiction qui pesait sur le Capuchon Gris :

    Tout fol qui oserait le porter se perdra dans les ombres. Sa véritable nature sera ignorée de tous ceux qui le rencontreront. Son identité disparaîtra de toutes les archives, de tous les récits. Son souvenir se dissimulera dans l’ombre, refusant de s’imprimer dans l’esprit de ceux qui croiseront son chemin. Il sera connu par le capuchon et uniquement par lui.

L’annulation de la malédiction agît à rebours dans le temps, rendant leurs identités aux précédents Renards Gris, notamment à Emer Dareloth, premier Renard Gris, et à Corvus Umbranox, trente-troisième Renard Gris, comte d'Anvil, qui leva la malédiction de Nocturne grâce à l’aide de son successeur qui accomplit pour lui le Grand Vol de la Tour d’Or blanc. Il est ironique que par contre le nom de ce dernier se soit perdu dans l’Histoire. Cette fois-ci ce n’est pas le fait d’une malédiction, mais la volonté de la Guilde des Voleurs que d’effacer le nom du trente-quatrième Renard Gris. Cela semble étrange à ce point de l’histoire car jusqu’ici il ferait plutôt figure de héros dont le nom aurait mérité de passer à la postérité, du moins chez les voleurs.

En particulier, son audacieux vol d’un Parchemin des Anciens à la tour d’Or Blanc au nez et à la barbe de la garde impérial restera dans les annales. Le parchemin permit à Corvus Umbranox de lever la malédiction de Nocturne avant de laisser sa place à la tête de la Guilde des Voleurs à ce mystérieux et talentueux voleur. La malédiction levée, la Guilde des Voleurs put devenir très prospère sous l’égide du trente-quatrième Renard Gris, profitant des difficultés de l’Empire pendant et après la crise d’Oblivion. Alors pourquoi celui-ci devînt un pariât aux yeux des siens ? Pour le comprendre il faut d’abord revenir un peu en arrière et conter les événements qui affectèrent la Confrérie Noire en Cyrodiil.

À la même époque, la Confrérie Noire dut faire face à une rude épreuve. Un traitre s’immisça dans les rangs très fermés de la famille de la Mère de la Nuit. Pour le punir, Sithis le père de la terreur, autorisa tous les moyens, quitte à transgresser les cinq principes sacrés qui régissent la Confrérie Noire. Pour traquer le traitre, Lucien Lachance, Annonceur de la Main Noire, confia à son Silencieux la mission de purifier le sanctuaire de Cheydinhal où le traitre était supposé se cacher. La purification d’un sanctuaire consiste en l’assassina de tous les membres d’une cellule, méthode radicale qui contrevient normalement au cinquième principe :

    Ne jamais tuer un Frère noir ou une Sœur noire. Agir ainsi reviendra à invoquer la colère de Sithis.

Mais Sithis avait autorisé tous les moyens pour éliminer le traitre. Le Silencieux est l’exécuteur personnel d’un Annonceur. Il y a quatre Annonceurs qui forment avec l’Écoutant les cinq doigts de la Main Noire qui dirige la Confrérie Noire. Le Silencieux de Lucien Lachance était un jeune assassin très prometteur qui, arrivé dans la famille bien après l’apparition du traitre, avait l’avantage d’être au dessus de tout soupçon. En somme, il était la meilleure arme de la Confrérie pour débusquer le traitre. Malheureusement il fut aussi la meilleure arme du traitre… En effet le traitre était beaucoup plus haut-placé que ne le soupçonnait Lucien Lachance et les autres doigts de la Main Noire. Aussi la purification du sanctuaire de Cheydinhal ne servit à rien, sinon à affaiblir la Confrérie Noire. Néanmoins un événement secondaire lors de cette purification aura son importance plus loin dans cette histoire.

L’un des Frères Noirs de la Famille était un vampire du nom de Vicente. Les vampires se prêtent plutôt bien à être des assassins puisqu’ils peuvent joindre l’utile à l’agréable. Ce sont par ailleurs des êtres de la nuit par nature qui savent se fondre dans les ombres et leur force, autant que leurs pouvoirs, en font de redoutables tueurs. Dans son combat qui l’opposa à Vicente, le Silencieux de Lucien Lachance contracta la maladie de l’hémophilie vampirique, qui n’ayant pas été soignée à temps le transforma en vampire. Une anecdote qui aura de l’importance beaucoup plus tard.

Le Silencieux ayant purifié le sanctuaire de Cheydinhal, Lucien Lachance crut le traitre éliminé. Mais c’est exactement ce qu’attendait le traitre qui profita du relâchement d’attention de la Main Noire pour agir contre elle. Annonceur et Silencieux ne se rencontraient jamais en temps normal, l’Annonceur transmettait ses ordres d’exécution sur des parchemins scellés déposés dans des cachettes secrètes ou le silencieux allait les récupérer. Le traitre réussit à détourner ces ordres en les substituant par les siens, pouvant ainsi manipuler le Silencieux de Lachance à sa guise. Or ce Silencieux était si efficace, notamment grâce à ses nouveaux pouvoirs de vampire, qu’il fit une hécatombe au sein de la Confrérie Noire allant jusqu’à tuer, à son insu, l’Écoutant lui-même. Lorsque Lucien Lachance réussit à reprendre contact avec son Silencieux, il était trop tard, trop tard pour lui, trop tard pour la Confrérie…

Les Annonceurs et Silencieux rescapés, dont le véritable traitre faisait évidemment partie, conclurent à tort que c’était finalement Lucien Lachance le traitre. Celui-ci fut torturé et exécuté alors que son Silencieux essayait de découvrir l’identité du vrai traitre. Il trouva d’importants indices qui incriminaient indiscutablement l’un des membres de la Main Noire mais ne permettait pas de dire lequel. Hélas quand le Silencieux vînt trouver la Main Noire, il était déjà trop tard pour que ces indices puissent sauver Lachance. Les membres de la Main Noire, toujours convaincu que Lucien Lachance était le traitre, refusèrent d’écouter le silencieux mais lui pardonnèrent de s’être fait manipuler. Il fut nommé Annonceur pour remplacer Lachance, et ce afin de participer à une cérémonie capitale pour élire le nouvel Écoutant de la confrérie. Durant la cérémonie, les cinq membres survivants de la Main Noire se réunirent dans la crypte secrète de la Mère de la Nuit pour invoquer son esprit afin qu’elle choisisse elle-même son nouvel Écoutant. C’était exactement l’occasion que Mathieu Bellamont attendaient depuis des décénies pour accomplir sa folle vengeance.

Des années auparavant, Lucien Lachance alors simple Exécutant, assassina la mère de Mathieu Bellamont au cours d’un contrat. Mathieu Bellamont, enfant à cette époque, assista en secret à toute la scène et jura de venger un jour le meurtre de sa mère. En grandissant il infiltra la Confrérie Noire et gravit rapidement les échelons jusqu’au sommet, attendant de pouvoir abattre non seulement Lucien Lachance, mais également la Mère de la Nuit elle-même. Sa haine et son obsession de vengeance le rongeant pendant des années le rendirent complètement fou.

À l’issue du rite de convocation de la Mère, c’est un Bellamont délirant et hurlant qui fonça, dague levée, vers le spectre de la Mère de la Nuit alors que celle-ci révélait à ces enfants trop aveugles la vérité sur l’identité du traitre. Mathieu Bellamont n’eut, malheureusement pour lui, pas le temps de terminer sa vengeance, fauché dans son élan par le nouvel Annonceur. Il avait sous-estimé cet enfant prodige de la nuit qui le seul s’était rapproché de la vérité. La Mère de la Nuit confia à son enfant béni le rôle d’Écoutant, celui qui entend la Mère murmurer les noms de ceux qui doivent mourir et qui les transmet aux Annonceurs de la Confrérie. Suite à ces terribles événements la Confrérie Noire put reconstituer sa famille autour du nouvel Écoutant et reprendre ses funestes activités de plus belle.

Bizarrement l’Histoire ne retînt pas non plus le nom de cet autre héros. Le climat de secret qui entoure la Confrérie Noire pourrait l’expliquer aisément. Mais la vérité est autre car les noms de Lucien Lachance ou Mathieu Bellamont sont arrivés jusqu’à nous. En fait il en va de même pour cet Écoutant que pour le trente-quatrième Renard Gris, son nom fut proscrit par ses frères. Mais pourquoi ?

Vous aurez peut-être déjà compris là où je veux en venir… Car ces deux personnages anonymes sont en fait une seule personne, les deux faces d’une même pièce. Vous ne serez donc pas étonné alors si je vous révèle que le trente-quatrième Renard Gris était aussi un vampire. La Guilde des Voleurs et la Confrérie Noire furent donc dirigées par la même personne pendant un temps. Cette période dura quelques mois ou quelques années, selon les sources, avant que la duplicité du dirigeant de ces guildes ne soit révélée. Il peut paraître incroyable qu’une telle chose ait pût arriver, mais quand on considère les épreuves que ces guildes venaient de subir, et en prenant en compte le climat de secret qui entoure chacune des organisations, le fait devient crédible et même possible. La vérité éclata parce que le dirigeant tenta de faire fusionner les deux guildes.

La fusion de la Guilde des Voleurs et de la Confrérie Noire aurait été possible si ces guildes avaient été deux organisations criminelles banales sans dimension religieuse. La réunion était non seulement possible, mais aussi logique d’un point de vue stratégique. Le regroupement des vols et des assassinas aurait pu ouvrir la voix vers de nouvelles activités lucratives.

    Le tout est plus grand que la somme des parties.

Un projet ambitieux, mais qui n’était pas du goût de tout le monde. Chez la guilde des Voleurs, autant que chez la Confrérie Noire, certains membres voyaient le rapprochement des guildes d’un très mauvais œil. En effet, a posteriori on peut dire que cette fusion était impossible à cause de la dimension spirituelle que transporte chacune des guildes et surtout la Confrérie Noire. Le culte de la Mère de la Nuit est indissociable des activités de la Confrérie Noire, et celle-ci ne peut être vue comme une simple organisation criminelle. Le problème est moindre pour la Guilde des Voleurs qui est d’avantage portée sur l’aspect matériel que sur la spiritualité. D’autant que la malédiction que Nocturne a fait peser sur la guilde ne poussait pas les voleurs à un fanatisme exacerbé envers la Princesse Daedrique. Le fait que des voleurs aient souvent tenté de voler les artefacts sacrés de Nocturne prouve bien que le respect des voleurs envers leur déesse protectrice est tout relatif, tout du moins dans Cyrodiil.

Quoiqu’il en soit un Annonceur de la Confrérie prit sur lui d’ordonner la mort du Renard Gris sans en informer l’Écoutant. Le Silencieux chargé de cette tache dût faire une longue enquête avant de découvrir l’identité de sa cible. Il fut stupéfait quand il y parvînt finalement : le Renard Gris était l’Écoutant de la Confrérie Noire, un véritable choc pour l’ensemble de la Famille ! Un choc et un problème épineux, car la Confrérie Noire ne pouvait pas se permettre de perdre à nouveau son Écoutant, qui plus est un Écoutant béni par la Mère de la Nuit. De plus la Confrérie préférait éviter d’ébruiter l’affaire. Les Annonceurs tinrent conseil et décidèrent d’informer tout de même leurs homologues de la Guilde des Voleurs afin de régler le problème à l’amiable. Un tel procédé est assez éloigné des méthodes habituelles des assassins, mais la situation sortait de l’ordinaire et exigeait une solution exceptionnelle. Annonceurs et lieutenants du Renard Gris se réunirent pour juger de la situation. La fusion des guildes fut rejetée catégoriquement par les deux camps et il fut décidé d’exiler le maître qui jouait double jeu. La prudence aurait voulu plutôt qu’on le supprimât pour sceller dans la tombe les secrets qu’il détenait, mais les voleurs s’opposaient à cette solution et certains assassins craignaient d’attirer le malheur sur la Confrérie. Par ailleurs aucun assassin n’aurait voulu affronter l’Écoutant. L’Écoutant fut confronté par ses juges et on lui signifia son exil hors de Cyrodiil. Celui-ci se révolta, défendant son point de vue, il en appela au jugement de la Mère de la Nuit et de Nocturne en personne. Mais les dieux restèrent muets et nul ne prit sa défense. La mort dans l’âme, le trente-quatrième Renard Gris accepta son destin. Cependant, contre la promesse sur sa vie de garder les secrets de la Guilde des Voleurs et de la Confrérie Noire, il obtînt qu’on laisse quelques fidèles à sa cause le suivre dans son exil. En effet quelques voleurs et quelques assassins croyaient fermement en une union des crédos de Sithis et de Nocturne au sein d’une nouvelle organisation plus forte. Ils voulaient croire qu’une telle utopie était réalisable ailleurs, aussi ils suivirent leur maître loin de Cyrodiil, loin de l’Empire mourant et des guildes aux dogmes figés dans le passé.


Chapitre 2 – Dernière croisade pour une lueur dans les ténèbres

Pour survivre à un éprouvant exil et pour les remercier de leur fidélité, le Maître-sans-nom, ainsi que nous l’appellerons dans ce chapitre, offrit le don noir à tous ses disciples. Un nouveau clan de vampires était né. Contrairement aux autres clans de vampires, celui-ci ne versait pas dans l’excès de sang. Le Maître-sans-nom instaura une stricte discipline, ses disciples n’étant autorisés à prélever que le sang nécessaire à leur survie, sinon moins. Le Maître-sans-nom évitait ainsi à son clan de céder à la frénésie du sang qui tend à rendre tout vampire incontrôlable. Les vampires qui procèdent ainsi gagnent en maîtrise de soi en vieillissant et ont de moins en moins besoin de se nourrir. La soif ne disparaît jamais complètement, les vampires affamés devenant tout aussi fous et violents que les vampires trop gavés de sang. Un vampire qui parvient à trouver le juste équilibre gagne en puissance avec l’âge, tout en gardant une apparence proche d’un mortel.

Ce genre de vampires semble inhabituel, mais dans la mesure où ils ont l’apparence d’un parfait mortel, ils pourraient être plus fréquents qu’on ne le pense. Ils pourraient parfaitement vivre parmi nous à notre insu. En vérité de nombreuses histoires tendent à supporter cette hypothèse. On raconte même que le comte de Skingrad est un vampire qui dirige la cité depuis des siècles, changeant d’identité de temps en temps pour donner le change. Hélas les preuves concrètes manquent pour corroborer l’intégration des vampires dans notre société. Néanmoins ce qui est certain c’est que le clan de vampires du Maître-sans-nom était très différent des autres clans de vampires que les aventuriers malchanceux rencontrent parfois.

Toujours en mouvement à la recherche d’une terre d’accueil pour leurs idéaux, ils évitaient les villes et se reposaient dans des cavernes, des cryptes, des mines abandonnées et dans de vieilles ruines. Il était fréquent qu’ils doivent combattre les occupants des lieux : brigands, contrebandiers, monstres ou d’autres clans de vampires justement. Ces bagarres leurs donnaient l’occasion de se nourrir bien sûr, mais aussi d’accumuler des richesses qui leur serviraient plus tard, tout en éliminant la concurrence.

Or il advînt un jour que le Maître-sans-nom et son clan furent confrontés à un vampire solitaire mais néanmoins puissant et équipé d’une arme terrible. C’était un katana dont émanait une aura plus noire que l’ébonite et dont la lame brulait comme le feu du Mont Écarlate, une arme magique redoutable contre un vampire, créature qui craint le feu par-dessus tout. Le vampire qui maniait cette arme était aussi puissant qu’enragé, un parfait exemple de la vision classique qu’on a d’un vampire. Nombreux sont ceux du clan du Maître-sans-nom qui furent réduits en cendres, mais au final ce monstre sanguinaire fut vaincu. Le Maître-sans-nom ramassa le katana dont la poignée était paradoxalement glacée. La lame sembla frémir et le Maître-sans-nom ressentit comme un appel en provenance de l’arme, mais cet appel était comme étouffé par des milliers de hurlements de souffrance. Sur la lame était gravé un nom : Lueur de l’Aube, un nom étrange pour une arme avec un tel halo de noirceur. Qui était ce vampire ? D’où venait cette arme mystérieuse ? Le Maître-sans-nom ne le su pas tout de suite, mais sans s’en rendre compte, son esprit fut depuis lors peu à peu influencé par le katana.

Tout d’abord il commença par délaisser ses armes habituelles pour combattre uniquement avec Lueur de l’Aube. Ensuite le Maître-sans-nom commença à délaisser la recherche d’un lieu où établir son clan et achever son projet et il continua son errance. Lui et son clan allaient de combat en combat, recherchant surtout des morts vivants à exterminer et particulièrement des vampires maléfiques. À chaque fois que Lueur de l’Aube terrassait un de ces êtres maléfiques, son aura palissait et la souffrance qui semblait émaner d’elle s’atténuait un peu, ce faisant l’arme gagnait en puissance.

Un jour, après avoir nettoyé le repaire d’un autre clan de vampires, le Maître-sans-nom découvrit une partie de l’histoire de Lueur de l’Aube dans le journal d’un chasseur de vampire arrivé on ne sait comment en ce lieu. Le journal délabré était sûrement très ancien, le langage employé était à peine compréhensible tant il était vieilli. De nombreuses pages manquaient ou étaient illisibles mais le Maître-sans-nom apprit néanmoins que Lueur de l’Aube était une lame Akaviri arrivée sur Tamriel longtemps avant même de finir entre les mains du chasseur de vampire. Cette arme semblait être tout ce qui restait d’un ancien ordre qui pourchassait toutes les créatures maléfiques mort-vivantes. Ses propriétés magiques semblaient attester qu’elle fut forgée à cet effet, mais par qui ? Nul ne s’en souvient. Le journal expliquait qu’en plus d’infliger de terribles brulures, la lame capturait également l’essence ou l’âme de ses victimes pour les empêcher définitivement de ressusciter. Un mort-vivant abattu par Lueur de l’Aube ne se relèvera plus jamais même invoqué par le Roi des Vers, le dieu des nécromanciens : Mannimarco lui-même. Hélas le journal ne raconte pas le destin du chasseur de vampire. Cependant celui-ci est facile à deviner : le chasseur a dû mener un combat de trop, qu’il a perdu et la lame sacrée est tombée entre les mains d’un vampire. Passant d’un vampire à un autre, l’arme a été corrompue par le sang d’innocentes victimes au fil des siècles, son aura passant d’un blanc éclatant à un noir absolu, son pouvoir s’amenuisant progressivement. Mais comme le Maître-sans-nom en prit alors conscience, le processus était réversible, en détruisant suffisamment de vampires et de mort-vivants, Lueur de l’Aube pouvait retrouver sa gloire d’antan. Le Maître-sans-nom avait un nouveau crédo et son clan bien décidé à lui rester fidèle le suivit dans sa nouvelle quête.

Les années passèrent et les combats se succédèrent, c’était une lute sans fin. Nettoyant grotte après grotte, le clan arriva au cœur de la région de Val-Boisé. Je devrais plutôt dire qu’il arriva dans le Domaine Aldmeri, car à cette époque cette région venait de quitter l’Empire et avait rejoint le nouveau gouvernement des Thalmors de ce qui était l'archipel de l'Automne, la nouvelle Alinor. L’Empire était encore en plein troubles et était trop occupé à maintenir son autorité sur les provinces humaines de Lenclume, de Hauteroche et de Bordeciel pour s’opposer à la déclaration d’indépendance des Aldmers. C’est donc dans une région où l’autorité impériale se retirait et où l’autorité aldmer ne s’était pas encore établie que le clan de vampire arriva. Les événements qui allaient suivre promettaient de bouleverser la destiné du clan de vampires.

C’était dans une vallée nichée au cœur des montagnes. Le chemin qui y menait était particulièrement difficile : gorges étroites, pentes escarpées, jungles impénétrables. Voilà que se dressait devant le clan de vampires le plus grand complexe de ruines ayléides qu’ils n’avaient jamais vu jusqu’ici. La ville avait dû être prospère à l’apogée de l’Ayleidoon quatre millénaires plus tôt. Ceci est très curieux car il n’y a pas d’autre ruine ayléide connue dans le Val-Boisé, les historiens ayant toujours cru que le royaume ayléide du Val-Boisé de l’Ère Première n’avait érigé aucune construction, ni aucune route, préférant vivre en harmonie avec la nature. Mais dans le même temps peu d’humains ont exploré le Val-Boisé et ses habitants : les Bosmers, probables descendants des ayléides, ne sont pas réputés pour partager facilement leurs secrets. L’existence d’une ville ayléide prospère dans cette région est donc tout à fait remarquable mais pas impossible.

L’endroit était prometteur : cercueils vides empilés de-ci de-là, poussière d’os un peu partout, et bien sûr la bannière des nécromanciens flottant au dessus de l’entrée des souterrains. Cette nuit allait être agitée. Le Maître-sans-nom et son clan ne furent pas déçus de la bataille qui suivit. Ils eurent même à combattre une liche, la pire des abominations mort-vivantes qui existent. Mais encore une fois ils nettoyèrent la place sans accuser de gros dommages. Sauf que le Maître-sans-nom avait un mauvais pressentiment sur cet endroit. Il ne s’agissait pas d’un lieu comme les autres, l’atmosphère de ces ruines était plus morbide que d’habitude. Le Maître-sans-nom sentait que Lueur de l’Aube frémissait dans sa main. Le dernier nécromancien qu’il avait combattu avait dit quelque chose de très étrange avant de mourir :

    Imbéciles ! Vous n’imaginez même pas ce que recèlent Wenraldvin. Son prince est de retour et vous ne l’empêcherez pas de prendre sa couronne…

Wenraldvin : le nom de cette cité ? Mais quel prince et quelle couronne ? Il n’y avait aucune couronne recensée dans le butin du jour. Qu’est-ce que ces ruines avaient de particulier ? Un voleur de son clan vînt lui apporter la réponse, il avait découvert un passage secret vers des salles plus profondes : les catacombes de la ville. Des milliers d’alcôves empilées et alignées en rangées innombrables, toutes occupées par un squelette. Ce genre de complexe mortuaire était courant dans les ruines ayléides, mais jamais le Maître-sans-nom n’en avait vu d’aussi vaste. Quelque fut la cité où il se trouvait, elle avait dû prospérer pendant des siècles pour contenir autant de tombes, peut-être avait-elle continué d’exister même après la chute de l’Ayleidoon ? Certains squelettes étaient si vieux qu’ils étaient retournés presque entièrement à l’état de poussière. Une autre mauvaise surprise attendait le vampire, là au bout de ces rangées de tombes, un mur bien particulier se dressait. Un mur couvert d’ornements ayléides où brillait une magie si puissante que même un non-initié aux arcanes aurait pu la sentir grésiller. Au centre du mur, un petit renfoncement rectangulaire peu profond semblait attendre quelque chose. Pour la première fois depuis des années, le Maître-sans-nom sentit un frison de peur parcourir son échine. Il frémit car il savait ce qui manquait dans ce logement et ce qu’il y avait derrière ce mur. Les propos du nécromancien devinrent subitement très clairs. Il avait déjà vu un endroit semblable dans les ruines ayléides de Nenalata en Cyrodiil.

Il n’était alors qu’un apprenti voleur, encore mortel, et surtout fauché. Il n’était pas très doué pour le crochetage des serrures et les crochets coutaient si cher… Il avait alors accepté ce boulot proposé par un noble Altmer de la place Talos dans la Cité Impériale, un certain Umbacano. C’était un de ces passionnés de la culture ayléide qui collectionnaient les artefacts. Le voleur devait retrouver dix statues disséminées dans diverses ruines. La recherche fut longue et les dangers nombreux mais Umbacano payait bien chaque découverte. Il donna même un gros bonus pour cet étrange panneau sculpté rectangulaire. À la fin de ce boulot, le voleur avait bien progressé au sein de sa guilde et il avait alors suffisamment d’argent, mais Umbacano le supplia d’accepter une dernière mission pour lui. Bien que le voleur doive se préparer pour accomplir une importante mission auprès du Renard Gris, le fameux Grand Vol probablement, il avait un peu de temps avant d’en apprendre les détails. Il accepta donc de rendre un dernier service à Umbacano, après tout, on a jamais trop d’argent. Il devait voler un artefact ayléide détenu par un autre collectionneur de la cité, une couronne, puis escorter son commanditaire et l’artefact à travers les souterrains des ruines de Nenalata pour accéder à une salle secrète soi-disant pleine de trésors. Voler la couronne fut du gâteau et escorter Umbacano une formalité. La salle secrète se révéla quand le noble plaça le mystérieux panneau ayléide dans un logement au centre d’un mur orné semblable à celui que le Maître-sans-nom était en train de contempler. La suite des événements fut très désagréable, il préféra ne pas se souvenir des détails, mais cela impliquait plusieurs liches dont une plus puissante qui portait une couronne ayléide…

Le Maître-sans-nom fut tiré de ses souvenirs par un de ses lieutenants qui l’avertissait que cela bougeait à la surface et qu’il ferait bien d’aller voir. Il remonta à l’entrée des souterrains et même s’il ne vit aucune créature, il sut que les ruines étaient encerclées par un grand nombre de mort-vivants tapis dans l’obscurité de la nuit. Les créatures auraient dû attaquer mais elles semblaient attendre que les vampires sortissent à découvert pour les attaquer, ce qui signifiait que ces mort-vivants étaient commandés par quelqu’un de plus intelligent qu’eux. Or vu le nombre de créatures présentes, soit un puissant nécromancien les commandait, soit beaucoup de nécromanciens étaient là, ou encore pire : les deux. La situation était particulièrement mauvaise pour le clan de vampires. Ils étaient en infériorité numérique et encore fatigués de la précédente bataille. Toute retraite leur était bloquée par cette armée de morts et ils n’avaient pas la chance de bien connaitre le terrain qu’ils allaient devoir défendre. Car pour le Maître-sans-nom, il n’était pas question de laisser à quelque créature maléfique que ce soit l’accès à ces ruines et à l’immense pouvoir qu’elles contenaient sûrement. Rester dans les souterrains était de toute façon la meilleure option à disposition des vampires : une seule entrée à défendre. Quelque soit le nombre de mort-vivants dehors, ils devraient faire la queue pour entrer se faire tailler en pièces. Les vampires pourraient les repousser tant qu’ils leur resteraient des forces.

Mais le Maître-sans-nom vit rapidement les limites et les failles d’un tel plan. Le temps jouait contre eux. Qui sait combien de mort-vivants allaient encore arriver ? Étaient-ils sûrs qu’une seule entrée existait ? Ils tiendraient peut-être des jours, mais ensuite ? Ils y avaient trop de si pour que ce plan permette aux vampires de s’en sortir cette fois. Le Maître-sans-nom devait trouver une meilleure solution, mais alors qu’il y réfléchissait rageusement, dans sa main Lueur de l’Aube se mit à frémir comme jamais. Comme un écho, ce furent toutes les ruines qui tremblèrent ensuite. Quelque chose dans les entrailles de la cité venait de se réveiller. De tous les tunnels un grondement sourd se fit entendre suivit par de sinistres raclements, le bruit que fait l’os sur la pierre : des hordes de squelettes déguenillés marchant vers la surface. La situation des vampires passa de grave à désespérée en un clin d’œil, le ou les nécromanciens venaient de réveiller les morts des catacombes, prenant les vampires entre deux feus. Sans perdre de temps le Maître-sans-nom s’adressa à ses fidèles comme un général parle à ses soldats avant un assaut désespéré :

    Mes frères, mes sœurs, c’est moi qui vous ai mis dans cette situation épineuse car j’ai oublié qui nous sommes et pourquoi nous avons quitté Cyrodiil. Nous sommes des voleurs et des assassins, pas des guerriers ! Nous ne faisons pas la guerre dans des armures étincelantes sur des champs de bataille au soleil de midi. Non, nous portons des armures noires pour nous fondre dans les ombres de minuit, car nous sommes des ombres ! Nous n’attaquons pas de front, nous nous faufilons et nous frappons là où ça fait mal, et si nos adversaires sont trop nombreux, nous nous retirons discrètement. Alors frères voleurs et assassins, il est temps de se rappeler les bases du métier et de les remettre en pratique. Je crois, mes chères ombres, qu’il est temps de disparaître !

Lorsque l’armée de mort-vivants de la surface se mit en branle pour refermer le piège sur les vampires, ceux-ci avaient effectivement disparu. Les deux armées de mort-vivants se rejoignirent dans la confusion. Elles eurent beau chercher, les vampires s’étaient évanouis dans la nuit. Puisque les vampires s’emblaient avoir décidé de s’enfuir, l’assemblée de nécromanciens qui commandaient les armées de mort-vivants décida de pénétrer dans les ruines pour accomplir ce pourquoi ils étaient venus : couronner le nouveau roi ayléide de Wenraldvin.

Le prince s’avança vers le mur qui scellait la chambre secrète de Wenraldvin. Cela faisait si longtemps qu’il avait quitté cette cité, dernière des cités ayléides. Après la chute de l’Ayleidoon, ce qui restait du peuple Ayléide avait survécu reclus dans des cités cachées comme celle-ci quelques siècles encore après l’avènement de l’âge des hommes, leurs anciens esclaves qui s’étaient révoltés. Hélas la cité repliée sur elle-même avait fini par péricliter comme toutes les autres et les derniers Ayléides s’étaient éteints ou s’étaient mêlés à leurs descendants les Altmers et les Bosmers. Mais lui : Enarion, prince de Wenraldvin, dernier prétendant à la couronne de l’Ayleidoon, il avait refusé la fatalité. Son peuple avait attendu en vain pendant des années le retour prophétisé d’Umaril le roi sorcier Ayléide, leur champion défait lors de la bataille de la Tour d’Or Blanc. Umaril devait revenir des limbes pour restaurer l’Ayleidoon, mais il avait bien tardé à le faire… Espérant néanmoins son retour, Enarion avait quitté la cité désertée de Wenraldvin pour devenir un vampire afin de pouvoir franchir les siècles. Il avait laissé dernière lui dans la chambre secrète de Wenraldvin la couronne ayléide, le symbole de son autorité sur son peuple et un puissant artefact magique pour qui en est digne. Au bout de 1000 ans d’errance dans Tamriel, las d’attendre, Enarion entra dans un sommeil profond, enterré dans une crypte secrète quelque part dans Tamriel. Il dormait en attendant le signal d’Umaril lorsqu’il reviendrait sur Nirn. Il y a dix ans, Enarion avait ressenti ce retour tant attendu et il s’était réveillé. Mais Umaril avait été à nouveau vaincu avant qu’Enarion ne puisse le rejoindre. Ses rêves de restauration de l’Ayleidoon auraient été réduits à néant si un allier providentiel n’était pas apparu pour lui proposer un pacte qu’il ne pouvait pas refuser…

Et le voilà dix ans plus tard à la tête d’une petite armée de morts levée par les serviteurs de son nouvel allier : Mannimarco le Roi des Vers. Celui-ci était bien décidé à profiter de la disparition de ses ennemis jurés de la Guilde des Mages et de l’affaiblissement de l’Empire pour installer une ère de ténèbres en Tamriel. Le pacte que le Roi des Vers proposa à Enarion était simple : ses nécromanciens fournissaient au vampire une petite armée de mort-vivants pour l’assister, en échange Enarion devenait roi et se servait de son autorité sur les esprits défunts de son peuple pour aider les nécromanciens à contrôler ces esprits. Des légions d’esprits Ayléides morts depuis des siècles, furieux contre les hommes, qui n’attendent que d’être invoqués pour déchainer leur vengeance. Mannimarco ne pouvait rêver plus belle armée pour conquérir Tamriel. Enarion n’était pas dupe, il savait que Mannimarco l’utilisait, mais cela lui importait peu. Tout ce qu’il désirait maintenant, c’était de faire payer ces maudits humains !

Enarion avait arrêté sa décision depuis longtemps, aussi il n’hésita pas devant le mur et plaça le panneau sculpté dans son logement. Un flash bleu d’énergie pure fit reculer précipitamment les mort-vivants qui entouraient Enarion et ses complices nécromanciens. Le mur s’effaça, ouvrant la voie vers une vaste sale vide à l’exception d’un trône central où était posée une couronne. La couronne semblait luire d’impatience à l’idée d’être à nouveau portée comme si elle était investie par les attentes de myriades d’esprits en colère. Enarion, tout à la fois excité par ce moment tant attendu et ému de revoir la couronne sacrée de ses aïeux, s’avança solennellement vers le trône. Il entendit du bruit derrière lui, ses sens surdéveloppés l’avertirent du danger : finalement les autres vampires ne s’étaient pas enfuis…

Usant de tous leurs talents, les vampires du Maître-sans-nom s’étaient faufilés discrètement à travers les souterrains pourtant bondés de mort-vivants à l’affut. Un exploit qui relèguerait presque le Grand Vol au rang de vulgaire vol à l’étalage. Ils s’étaient glissés sans se faire repérer jusqu’au groupe de nécromanciens rassemblés devant la chambre secrète, puis ils avaient guetté l’occasion d’agir. Le moment était arrivé lorsque les mort-vivants refluèrent devant l’éclair de lumière provoqué par le déverrouillage de la chambre secrète, laissant les nécromanciens vulnérables. En une seconde, tous les disciples du Maître-sans-nom passèrent à l’action sans même se consulter. Tous les nécromanciens succombèrent en même temps sans avoir eu le temps de comprendre ce qui leur arrivait. L’armée de mort-vivants se mit aussitôt à chanceler, certaines créatures s’effondrèrent même lorsque la magie nécrotique qui les animait s’évanouît avec la mort des nécromanciens. Cependant, aussi surhumaine fut la rapidité du clan de vampires, elle n’était rien en comparaison des reflexes d’un vampire si ancien. Les vampires n’eurent même pas le temps de réaliser qu’Enarion n’était déjà plus là où ils le voyaient encore. Ils furent balayés comme des fétus de paille par une bourrasque, même le Maître-sans-nom se laissa surprendre par l’attaque. L’instant d’après Enarion était assis sur son trône, ses mains déposaient délicatement la couronne sur sa tête.

Le Maître-sans-nom ne put que constater avec horreur un spectacle qu’il avait déjà vu des années plus tôt. Mais cette fois le résultat fut pire encore. Ce n’était plus une armée de frêles mort-vivants déguenillés qui cernait les vampires, mais une légion de spectres en armes, des bataillons de squelettes archers, des hordes de fantômes furieux, des groupes de liches aux sorts mortels. Ces revenants affluaient de partout, de devant, de derrière, des murs, du sol et du plafond, coupant toute retraite aux vampires et formant une garde rapprochée infranchissable autour du nouveau roi des Ayléides. Sachant leur destin scellé, les vampires se lancèrent à corps perdu dans un baroud d’honneur, tâchant de se frayer un passage vers un Enarion qui rigolait d’une voix désincarnée en les regardant impassiblement, comme s’ils n’étaient que des moustiques se débattant vainement dans une toile d’araignée. Le carré serré que formait les vampires tenu quelques minutes, ceux-ci tailladant tout ce qui tentait d’approcher. Mais les revenants s’organisèrent rapidement et les flèches, ainsi que les sorts commencèrent à fuser. Un vampire tomba, puis deux, puis trois… Le Maître-sans-nom se battait comme un diable avec l’énergie du désespoir, des dizaines de mort-vivants retournèrent au néant sous le tranchant de son arme. Il était trop absorbé par la bataille pour voir ses compagnons tomber un à un. De même il ne s’aperçut pas que l’aura de Lueur de l’Aube commençait à virer au blanc éclatant.

Ce fut une véritable explosion de lumière au sein des ténèbres, de nombreux revenants tombèrent en poussière. Le Maître-sans-nom, qui était lui aussi une créature mort-vivante, faillit succomber de même à la décharge magique de sa propre arme. Lueur de l’Aube brillait comme un soleil. Elle avait enfin retrouvé sa gloire passée grâce à la destruction de tant de créatures maléfiques et grâce à l’énergie magique pure qu’elle drainait des vieilles pierres de Wenraldvin. Revenants et survivants du clan vampires durent reculer loin du Maître-sans-nom dont la peau commençait à roussir et à fumer. Enarion ne rigolait plus, il était le seul à encore faire face au Maître-sans-nom et à Lueur de l’Aube. Les deux adversaires s’observèrent pendant des secondes qui durèrent des heures dans une tension insoutenable. Le Maître-sans-nom subissait une douleur atroce, mais dans le même temps il sentait que Lueur de l’Aube faisait tout pour soutenir son maître et lui donner sa force. Un maître peu conventionnel pour une telle arme, mais Lueur de l’Aube l’avait jugé d’après ses intensions et non d’après sa nature, et elle avait accepté pleinement ce maître : une lueur dans les ténèbres. Les deux vampires se jetèrent l’un sur l’autre à une vitesse qui défiait les lois de la nature.

Un flash. Un cri. Une explosion. Mille hurlements. Le silence. Les ténèbres.

Dans les entrailles de Wenraldvin reposent les cendres du dernier roi Ayléide, une couronne fendue en deux, une lame brisée, le corps d’un héros sans nom, et un clan orphelin.

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Dernière édition par Herlock san le Lun 25 Juin 2012, 14:23, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Les nouveaux projets d'Herlock (qu'il finira jamais comme d'hab')   Mar 19 Juin 2012, 11:26

Quelques notes supplémentaires pour aider les béotiens :

Les jeux Elder Scrolls sont très renommés car ils offrent une liberté de mouvement et d’exploration au joueur dans un univers très vaste qui n’existe pas dans d’autres jeux de rôle solo (RPG). Ces jeux sont tous de très bonne qualité, développant un univers complexe et original qui permet une immersion totale. Les nombreuses quêtes sont souvent très travaillées et intéressantes à faire. Il est rare dans un RPG que les quêtes secondaires soient aussi consistantes que la quête principale, mais dans les Elders Scrolls c’est largement le cas, il n’a aucune contrainte de scénario ou de temps.

Tamriel est l’un des principaux continents de Nirn, le plan matériel, c’est là que se déroule toute l’action. Le nom d’un autre continent est évoqué : Akavir, mais les contacts avec Tamriel sont très rare et généralement peu amicaux. Akavir a tenté d’envahir par deux fois Tamriel mais les envahisseurs ont été repoussés, laissant derrière eux de nombreuses armes d’un style oriental (katana, tanto, wakisashi…).

L’histoire de Tamriel est découpée en ères, l’histoire commence à la fin de la Troisième et se poursuit au cours de la Quatrième. Les dates sont notées ainsi : le numéro de l’ère, suivit de E, puis l’année de l’ère. Par exemple 2E46 est la 46° année de la deuxième ère. A chaque nouvelle ère, on recommence à compter les années à partir de 1.

Tamriel est peuplé de nombreuses races dérivants de cinq espèces humanoïdes principales : les Humains (Impériaux, Bretons, Rougegardes, Nordiques), les Elfes ou Aldmers (Altmers, Bosmers, Dunmers, Chimers†, Dwemers†, Ayléides†), les Khajiits (hommes chats), les Orcs, les Argoniens (hommes lézards). Certaines de ces races sont éteintes (†) mais ont été puissantes par le passé et ont laissé de nombreuses ruines dans tout Tamriel. Notamment l’Ayleidoon, un empire ayléide qui a disparu il y a 4000 ans après la révolte de ses esclaves humains. Il y a d’autres espèces plus rares en Tamriel que je ne détaillerai pas et Akavir possède ses propres espèces. Il faut ajouter à ça un riche bestiaire d’animaux pour le plan matériel.

A la fin de l’Ere Troisième, l’Empire a réussi à fédérer l’ensemble des provinces et des races sous son autorité. Sa capitale est la Cité impériale en Cyrodiil (province d’origine des Impériaux situé au centre de Tamriel) dominée par la Tour d’Or Blanc, une gigantesque tour construite par les Ayléides il y a longtemps.

Les daedras sont l’équivalent des démons, ils regroupent tout un bestiaire très varié. Les princes et princesses daedriques sont de puissantes entités équivalentes à des dieux qui vivent sur d’autres plans. Certains sont carrément maléfiques, d’autres sont plutôt bénéfiques, mais les choses ne sont pas toujours claires à leur sujet. Les Daedras sont plutôt vénérés par les races elfiques, tandis que les humains, les khajiits, les argoniens ont leurs propres divinités.

A la fin de l’Ere Troisième (c'est-à-dire au début de cette histoire), un prince Daedras maléfique Mehrunes Dagon tente d’envahir Nirn en ouvrant des portes depuis Oblivion (son plan d’origine) pour que son armée de daedras ravage Tamriel. Il fait assassiner l’empereur Uriel Septim VII et sa descendance par une secte de fanatiques. Dans le jeu Elder Scrolls 4 – Oblivion le joueur a pour quête principale de refermer les portes d’Oblivion et de retrouver le fils caché de l’empereur qui a échappé aux assassins pour renvoyer Mehrunes Dagon dans Oblivion et verrouiller la frontière entre les plans. Il y parvient au prix du sacrifice de Martin Septim, le fils caché de l’empereur et dernier représentant de sa lignée. C’est la fin de l’Ere Troisième et le début de la Quatrième.

L’Empire sort très fragilisé de cette crise, dite crise d’Oblivion, et commence à se désagréger. Le joueur a la possibilité de faire de nombreuses quêtes secondaires dont celles de la Guilde des Voleurs et de la Confrérie Noire qui sont résumées dans le chapitre 1, et d’autres évoquées dans le chapitre 2. Le chapitre 2 commence à spéculer sur la suite des aventures du personnage après Elder Scrolls 4. Le jeu Elder Scrolls 5 – Skyrim prend place 200 ans plus tard, le joueur y incarne un nouveau personnage comme c’est le cas à chaque aventure. L’anonymat du héros de chaque aventure est un running joke et une astuce des développeurs, car le joueur peut choisir sa race, son âge, son nom, ses talents en toute liberté et ce depuis le premier jeu de la série.

La Guilde des Voleurs est illégale dans Cyrodiil mais elle parvient quand même à prospérer. Elle est sous le patronage de la princesse daedrique Nocturne. La Confrérie Noire est autant une guilde d’assassins qu’un culte dévouée à la Mère de la Nuit (une mortelle qui a fondé la Confrérie Noire et a été ‘‘canonisée’’ ensuite) et à Sithis (l’équivalent de la Mort).

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MessageSujet: Re: Les nouveaux projets d'Herlock (qu'il finira jamais comme d'hab')   Mar 19 Juin 2012, 11:30

Voilà j'ai dû faire des heures supplémentaires hier mais j'ai réussi à terminer le chapitre 2 pour aujourd'hui. Razz

A Kagoo : tu as intérêt à lire tout ça pendant tes vacances, ou ça va barder à ton retour rambo
S'il reste des notions absconses dans le récit que je n'aurais expliquées nulle part, prends-en note et fais-moi en part s'il te plait.

Bonne lecture et bonnes vacances.

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MessageSujet: Re: Les nouveaux projets d'Herlock (qu'il finira jamais comme d'hab')   Jeu 21 Juin 2012, 02:09

Rooooh youpi! trop bien! cheers Je me demandais ce que j'allais lire en fouillant dans notre bibliothèque commune à moi et Carine: à part quelques trucs à dormir debout, des trucs débiles genre "blonde attitude" ou "bridget Jones" mort2 et des trucs bien mais que j'ai déjà lu, j'ai pas vraiment trouvé mon bonheur. Donc ça tombe très bien! Je compte lire ça demain dans l'avion! J'en ferais un résumé! Ce sera mon devoir.
Cela dit, j'ai fais que parcourir ce texte et je constate que je me sens déjà insulté! se faire traiter de baotien, non mais! alcoolo4

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MessageSujet: Re: Les nouveaux projets d'Herlock (qu'il finira jamais comme d'hab')   Jeu 21 Juin 2012, 11:09

Béotien : habitant de la Béotie petit pays entre la Polygamie et le Prorata. Pas de quoi se sentir insulté Rolling Eyes

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MessageSujet: Re: Les nouveaux projets d'Herlock (qu'il finira jamais comme d'hab')   Lun 25 Juin 2012, 14:25

Petite mise à jour du texte pour corriger les fautes et rajouter une phrase qui avait accidentellement sauté à moment donné.

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MessageSujet: Re: Les nouveaux projets d'Herlock (qu'il finira jamais comme d'hab')   Lun 02 Juil 2012, 22:51

Aaah!!! car j'ai bien imprimé et lu tout ça dans l'avion à l'aller et c'est vrai que j'avais constaté pas mal de fautes ou d'oublis de mots! Mais bon je savais que tu t'étais grouillé! Faut bien ça de temps en temps!!! hippy

Et bien pour me rafraîchir la mémoire, faudrait que je relise cette version corrigée. Ce que je peux dire, c'est qu'au début (les 3 premières pages) j'ai eu un peu de mal à entrer dedans, parce qu'il y a beaucoup de noms de lieux et de noms de personnages évoqués assez rapidement. On passe de l'évocation d'une légende à une autre un peu vite et comme j'étais un peu fatigué, j'avais du mal à suivre, j'avais aussi peur que tu te sois un peu perdu en allant dans tous les sens. Mais arrivé à la fin du premier chapitre, quand on comprend que les deux histoires sont le fait du même personnage, ça fait comme un bon twist et à partir de là, j'ai eu beaucoup de plaisir à lire la suite. Là, ma mémoire est pas très fraîche mais j'ai bien aimé l'ambiance de complot et l'histoire des deux clans. Le parcours du Maître sans nom créant son propre clan m'a bien emballé aussi... J'ai bien aimé le passage où on apprend que les "gentils" vampires ont en fait réussi à se faufiler dans la salle de la couronne, le comment étant expliqué en toute simplicité. J'aime bien les surprises. La fin du chapitre 2 est très prometteuse parce que tout est possible à partir de là. Est-ce que la suite sera une histoire qui se passe bien après ces évènements ou est-ce qu'on va assister à la suite des aventures du clan? En tout cas, j'étais sceptique au début, et au cours de la lecture, ça m'a de plus en plus plu. J'espère que tu vas nous pondre la suite...

Ah et niveau image, je verrais bien des illustrations noir blanc, au trait avec un style légèrement naïf, un peu comme des illustrations de comptes. En fait ça m'a inspiré un style et j'ai une image précise en tête. Faudrait juste que j'arrive à le réaliser...

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MessageSujet: Re: Les nouveaux projets d'Herlock (qu'il finira jamais comme d'hab')   Mar 03 Juil 2012, 13:02

Citation :
Ce que je peux dire, c'est qu'au début (les 3 premières pages) j'ai eu un peu de mal à entrer dedans, parce qu'il y a beaucoup de noms de lieux et de noms de personnages évoqués assez rapidement. On passe de l'évocation d'une légende à une autre un peu vite et comme j'étais un peu fatigué, j'avais du mal à suivre, j'avais aussi peur que tu te sois un peu perdu en allant dans tous les sens.
Le premier chapitre mérite effectivement peut-être d'être un chouïa développé pour ceux qui n'ont pas fait ES4. C'est pas facile de résumer tout un univers en un petit chapitre. D'un autre côté pour ceux qui ont fait ES4, c'est du rabâchage. Il me faut trouver le juste milieux pour plaire à tout le monde, difficile....

Citation :
quand on comprend que les deux histoires sont le fait du même personnage
Mais vas-y spoile toute l'histoire aux autres !!!! Mad

Citation :
Est-ce que la suite sera une histoire qui se passe bien après ces évènements ou est-ce qu'on va assister à la suite des aventures du clan?
Les deux. Le chapitre 3 va raconter ce qu'il est advenu du clan après la disparition du Maitre-sans-nom : grandeur et décadence.... Puis les chapitres 4 et 5 vont se dérouler quelques décennies plus tard avec un nouveau personnage qui va retrouver l'héritage du clan et tenter de mettre fin à 3 malédictions (dont j'aurai dû parlé à la fin du chapitre 2, mais le chapitre était déjà long et je trouvais finalement plus pertinent de coupé sur la mort du Maître-sans-nom).

Citation :
En tout cas, j'étais sceptique au début, et au cours de la lecture, ça m'a de plus en plus plu. J'espère que tu vas nous pondre la suite...
Ah et niveau image, je verrais bien des illustrations noir blanc, au trait avec un style légèrement naïf, un peu comme des illustrations de comptes. En fait ça m'a inspiré un style et j'ai une image précise en tête. Faudrait juste que j'arrive à le réaliser...
Merci de m'avoir lu jusqu'au bout Chinois Pour l'illustration, c'est une idée qui se défend, je suis preneur Wink

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MessageSujet: Re: Les nouveaux projets d'Herlock (qu'il finira jamais comme d'hab')   Mar 22 Avr 2014, 22:51

Je trouve qu'Herr Loch pourrait exploiter sa glande pour poursuivre ses écrits...  priere1

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MessageSujet: Re: Les nouveaux projets d'Herlock (qu'il finira jamais comme d'hab')   Jeu 24 Juil 2014, 13:49

Alors, du noeuf? ...des omelettes? ...ou des oeufs brouillés?

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MessageSujet: Re: Les nouveaux projets d'Herlock (qu'il finira jamais comme d'hab')   Sam 26 Juil 2014, 11:55

Non rien de neuf et en ce moment j'ai même pas le temps de lire.

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MessageSujet: Re: Les nouveaux projets d'Herlock (qu'il finira jamais comme d'hab')   Mer 20 Jan 2016, 02:35

...et maintenant? albino

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MessageSujet: Re: Les nouveaux projets d'Herlock (qu'il finira jamais comme d'hab')   Sam 23 Jan 2016, 15:50

Heins ? qui est là ? non je dois entendre des voix... Rolling Eyes

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MessageSujet: Re: Les nouveaux projets d'Herlock (qu'il finira jamais comme d'hab')   Dim 24 Jan 2016, 16:07


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